Personnages clés de la guerre de 1812

Le 18 juin 1812, les États-Unis déclarent la guerre à la Grande-Bretagne. C'est alors le début de deux années intenses de combats au cours desquels les forces de l'Amérique du Nord britannique mènent une lutte acharnée pour préserver le mode de vie du Canada de demain. En hommage à leur courage, la Monnaie a créé cinq pièces de circulation pour commémorer ces moments déterminants de la guerre de 1812.

La série de la guerre de 1812

HMS Shannon

En 1812, la Marine royale britannique est considérée comme la plus puissante du monde. Cependant, après cinq surprenantes défaites infligées par les Forces navales américaines, il est à craindre que le moral des troupes commence à faiblir. À bord du HMS Shannon, le capitaine Philip Broke est déterminé à remporter une victoire et, à cette fin, il met au point un programme d'entraînement rigoureux pour son équipage. Même si la lettre de défi que Broke envoie au capitaine du Chesapeake ne parvient jamais à destination, la frégate américaine met les voiles et va à la rencontre du Shannon le 1er juin 1813. Le combat durera seulement 11 minutes, mais la victoire sera décisive, car c'est cet événement qui permettra de rétablir la confiance au sein de la Marine britannique. Le HMS Shannon escorte le USS Chesapeake et atteint le port de Halifax le 6 juin 1813.

MAJOR-GÉNÉRAL SIR ISAAC BROCK

Surnommé le « héros du Haut-Canada », le major-général Sir Isaac Brock marqua les mémoires par le leadership et la bravoure qu'il démontra pendant la guerre de 1812, et il occupe une place unique dans l'histoire du Canada. Conscient de l'importance des alliés autochtones dans le conflit, Brock, aux côtés de Tecumseh, se dirigea à l'assaut du fort Detroit pour le reprendre aux mains des Américains, malgré le fait que les forces adverses étaient presque deux fois plus nombreuses. Il marqua pour de bon l'histoire lors de la bataille des hauteurs de Queenston, le 13 octobre 1812, lorsque les forces américaines traversèrent la rivière Niagara pour attaquer. Ce jour-là, Brock arriva à la hâte du fort George pour prendre part à la bataille. Or, à la tête de ses troupes, menant un assaut pour reprendre une batterie de tir importante, il fut tué au combat. Les forces britanniques remportèrent malgré tout la bataille, avec l'aide de leurs alliés des Premières Nations. La victoire des hauteurs de Queenston ne fut pas qu'un tournant dans la guerre de 1812 – elle a aussi profondément influencé le sentiment d'identité nationale canadien.

TECUMSEH

Le chef Tecumseh est né à Springfield, en Ohio. Le nom de Tecumseh, qui signifie à la fois « étoile filante » et « panthère prête à bondir », prédestinait cet homme qui fut un meneur et un guerrier infatigable. Tecumseh a consacré sa vie à transmettre un message d'unification parmi les peuples autochtones d'Amérique du Nord et à recueillir des appuis à l'égard d'un territoire autochtone autonome. Au cours de la guerre de 1812, il a fait front avec les troupes britanniques pour défendre l'Amérique du Nord britannique est il est devenu un allié important du major-général Sir Isaac Brock. Après leur victoire commune à Fort Detroit, un respect mutuel solide s'est établi entre les deux hommes, jusqu'à qu'ils meurent tous deux au combat. Tecumseh est tombé lors de la bataille de Moraviantown (aussi connue sous le nom de bataille du Thames), lorsque les troupes britanniques battirent en retraite, laissant seulement 500 guerriers autochtones affronter plus de 3 000 soldats américains. La mort de Tecumseh et l'histoire de sa vie l'ont immortalisé pour en faire un héros canadien légendaire.

CHARLES-MICHEL De SALABERRY

Né à Beauport, au Bas-Canada, dans une famille de militaires, Charles-Michel de Salaberry s'enrôle en vue de faire son service militaire à l'âge de 14 ans. En 1812, il assume le commandement des Voltigeurs canadiens, un corps d'infanterie légère qui deviendra l'une des plus célèbres unités de la guerre de 1812. En octobre 1813, sous le commandement de Charles-Michel de Salaberry, les Voltigeurs et leurs alliés autochtones repousseront avec succès une attaque des troupes américaines largement plus nombreuses sur les rives de la rivière Châteauguay. Cette valeureuse victoire, parmi d'autres, leur vaudra de se tailler une place, en compagnie de Charles-Michel de Salaberry, au panthéon de l'histoire canadienne.

LAURA SECORD

L'histoire de l'héroïne canadienne Laura Secord est l'une des plus célèbres de la guerre de 1812. Un jour, soit le 20 ou le 21 juin 1813, Laura surprend une conversation entre des officiers américains qui discutent de leur intention de tendre une embuscade aux Britanniques. Ils projettent de s'emparer d'un avant-poste à la maison de John De Cou, près de Beaver Dams, et de capturer son commandant, le lieutenant James FitzGibbon. Tôt le lendemain matin, Laura entreprend de parcourir à pied les quelque 30 kilomètres qui la séparent du lieu où se trouve le lieutenant FitzGibbon. Elle réussit d'abord à livrer son message à un groupe d'environ 400 guerriers des Premières Nations, puis à FitzGibbon le 22 juin 1813. Le surlendemain, les forces américaines, qui comptaient sur l'effet de surprise pour s'emparer de Beaver Dams, sont accueillies par des guerriers autochtones. Les 50 soldats britanniques de FitzGibbon arrivent à temps pour accepter la reddition des Américains. Laura Secord n'obtiendra qu'une seule reconnaissance qui lui sera accordée peu de temps avant sa mort, mais son courage et sa détermination face à l'adversité auront marqué l'histoire du Canada.